
Mauvaise nouvelle pour la population de loups en France, encore fragile.
Début mai, une louve a été percutée par une voiture à Aiguilles, Queyras (Hautes-Alpes). L’autopsie a révélé la présence de 5 fœtus. Vu la période, la louve était sur le point de mettre bas.

6 loups !
6 loups qui disparaissent stupidement.
Personne à blâmer cette fois, cela pourrait même arriver aux défenseurs des loups d’en renverser un, c’est la "fatalité". Mais quel coup dur ! Et quel manque de chance que cela soit une femelle gestante.
La mortalité naturelle (accidents de voiture compris) c’est normal. C’est ça la vie de loup...
Moins naturelle sera la mort de jeunes loups en quête de territoires nouveaux quand les préfets de départements en phase de colonisation décideront d’en sacrifier quelques-uns ...
Pour plus d’infos sur ce qui pend au nez de nos loups, voir ici : http://ours-loup-lynx.info/article....
Lu sur le site du Grand Charnier ("ultra pastoraux")
Voir en ligne : Site du Grand Charnier
Bof, ça ne me fait ni chaud ni froid ces commentaires stupides. Leurs théories se basent sur des choses fausses à un point tel qu’ils ne peuvent que perdre, sur le long terme du moins.
En effet, les prédations dues au loup ne se calculent pas ainsi. Il s’agit de véritables modèles mathématiques prenant en compte de nombreux paramètres et pas de vulgaires additions. Autant dire que les conclusions du Grand Charnier sont plus qu’erronées. Et si le Grand Charnier veut nous dire par là que le loup mange de la viande, merci pour le scoop ! Il va de soi que plus le loup évitera de manger du mouton, mieux ça sera. Quand aux chevreuils, c’est quand même dans son bon droit d’autant plus que les chasseurs ne verront pas baisser leur quota de chasse (mais bon, on avait déjà parlé de tout ça lors du retour du loup dans le Cantal). Ce qui me fait "rire" c’est que éleveurs et chasseurs s’associent contre le loup alors qu’en général, ils ne peuvent pas trop se blairer (les chasseurs accusant entre autres les moutons de manger l’herbe de leurs proies éventuelles).
Voir en ligne : Retour du loup dans le Cantal
J’incite tout le monde à laisse un commentaire sur le site en question, comme moi je l’ais fait (enfin, s’ils ne l’efface pas entre temps)
Bonjour Sandrine
Il est certain que les chiffres du grand charnier donnés ainsi, (sans être faux pour la quantité de viande/jour qui peut être consommée), ne veulent pas dire grand chose, car sortis du contexte. Dommage, qu’ils n’aient pas pensé à faire le calcul, sur les dégâts causés par les chevreuils en l’absence de prédation pour parfaire leur théorie...par exemple.
Formule de Fuller (?) ou une (des) autre(s) que je ne connais pas ? Si ce n’est pas trop compliquée pour toi à faire, ce serait intéressant pour nous tous de la mettre en ligne et pour les détracteurs du loup aussi.
Pour l’instant on pourrait penser, qu’ils manquent de certaines informations, puisqu’ils ne tiennent pas compte de ces formules pour étayer leur argumentation...mais s’ils les ont !! même si je les pense assez documentés pour qu’il en soit déjà ainsi. Merci ;) Gisèle
Le Grand Charnier a répondu à nos messages sur leur site. J’ai donc ajouté ce complément :
"De plus, la moitié des louveteaux qui auraient du naître n’auraient pas survécu à leur première année. Ensuite, un loup peut effectivement manger jusqu’à 3 kilos par jour mais ce n’est pas tous les jours qu’il attrape quelque chose à manger. ça fait déjà beaucoup moins d’équivalent chevreuil... On sait bien que le loup ne mange pas de l’herbe. Il va de soi que plus le loup évitera de manger du mouton, mieux ça sera. Quand aux chevreuils (ou autres), leurs populations sont largement assez solides pour supporter et la prédation du loup et la chasse humaine (d’autant qu’en général, l’un et l’autre ne s’en prennent pas aux mêmes individus). Je comprends que vous soyez opposé au loup parce qu’il s’en prend au cheptel ovin, propriété de l’homme, mais je ne pense pas que vous vous sentiez concernés par des centaines ou milliers de chevreuils en moins (personne ne s’en aperçoit !)."
D’après l’ONCFS, ce n’est pas la quantité d’animaux tués par un prédateur qui renseigne sur l’impact sur la démographie de la population de proies. C’est comme si on calculait la quantité de viande prélevée par les chasseurs et qu’on en déduisait que cela a forcément un impact négatif sur les populations de proies. Il existe des cas de populations de chevreuils qui se cassent la figure en l’absence de loup et/ou lynx, voire de chasse, et il existe aussi des populations de chevreuils qui se portent mieux quand elles sont chassées par l’homme (on évite ainsi la densité-dépendance et les phénomènes d’autorégulation naturelle) ... de même qu’il existe des populations d’ongulés sauvages qui sont mise sur la pente descendante par la chasse seulement ! .... pour l’impact du loup cela peut être vu sous le même angle.
Pour la France, on y verra plus clair quand on aura les résultats de la grosse étude prédateur-proie conduite en partenariat Oncfs/ PNM / CNRS / FDC 06.
L’ONCFS confirme que, dans les Alpes du sud (là où il y a le plus de loups et depuis le plus longtemps), les différents comptages d’ongulés sauvages confirment l’augmentation de ces populations face à la présence du loup et sans réduction des plans de chasse.
Un autre élément : "Nous nous sommes intéressé aux relations pouvant exister entre le régime alimentaire du loup et la taille minimale de meute sur les zones de présence permanente - la taille des meutes étant estimée durant les hivers par la méthode de suivi des pistes dans la neige. Nous avons remarqué que les individus isolés avaient tendance à prélever davantage d’animaux domestiques que ceux qui étaient regroupés en meute. Plus la taille minimale de meute augmente et plus la part des ongulés domestiques semble diminuer dans le régime alimentaire du loup." (bulletin Quoi de Neuf de l’ONCFS n° 16)
Merci M’dame ;)